
L’hôtel Palazzo à Las Vegas (Photo: J.Riopel)
Parmi les champs d’intérêt que j’ai développés depuis l’ouverture de ce blogue, il y a le grand dossier des constructions non résidentielles en bois, un dossier important au Québec. Ce qui est au fond logique pour un blogue dédié à l’aménagement forestier, car la promotion de la culture dans ce domaine va de pair avec une culture d’utilisation du bois. L’effet collatéral de cet intérêt est que je garde toujours un oeil sur l’actualité liée à la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), qui est en voie de devenir LA certification « verte » des immeubles. Lorsqu’est paru l’automne dernier un dossier du USA Today sur la certification LEED avec le titre In U.S. Building industry, is it too easy to be green? ma curiosité a naturellement été attisée. Malgré le « petit » délai entre le dossier et cette chronique, les enjeux soulevés par les journalistes du USA Today gardent tout leur intérêt aujourd’hui.
Le point de départ de l’enquête des journalistes du USA Today fut l’hôtel Palazzo à Las Vegas. Cet hôtel de plus de 3000 chambres (en fait, des « suites »), que vous pouvez imaginer très luxueux (sept piscines, trois télés par « suite »…), a obtenu une certification LEED qui fut payante, car elle lui a valu un congé de taxes foncières de 27 millions $ sur 10 ans. Et c’est là que les journalistes ont « accroché ». Pour obtenir sa certification, l’hôtel a tiré profit d’une série de mesures « faciles » à atteindre comme d’avoir des stationnements incitatifs pour les véhicules verts. Ces stationnements étaient occupés par des Hummer et autres énergivores au moment du passage des journalistes…
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